Promenade sur la rue George
Après la délicieuse collation qu’on a eue au Portobello Caffé, j’étais prêt à m’écraser sur n’importe quel lit et m’endormir à fond. J’étais exténué de fatigue et sentais mon corps de plus en plus affecté par le long voyage que je venais de faire en avion. Mais Marc était un peu moins fatigué que moi et a réussi à me convaincre de faire une marche sur la rue George. Personnellement j’aurais préféré me laisser conduire par un taxi et me rendre à l’hôtel, mais j’ai décidé qu’une marche ne me tuerait pas.
C’était le milieu de l’après-midi et la rue George devenait achalandée. Elle commençait au Circular Quay près de la baie de Sydney et descendait en longeant tout le centre-ville. La marche vers l’hôtel, à notre rythme de touristes-photographes curieux et épuisés, allait durer un peu plus d’une heure.
Le premier arrêt que nous avons fait était chez une fleuriste, qui avait de superbes fleurs parfumées à la porte de sa boutique pour inciter les gens à rentrer. Sa boutique n’était pas grande, mais elle était remplie de fleurs très assorties. Les fleurs qu’elle vendait étaient et de couleurs claires, allant du blanc au rose et au jaunâtre, accentuant leur aspect innocemment joli. J’ai expliqué à la fleuriste que j’étais un touriste du Canada, et elle m’a laissé photographier un petit coin de son commerce.
En continuant notre marche, nous sommes passés par de gros gratte-ciels à bureaux commerciaux. Ces immeubles étaient construits avec goût, offrant un beau design pour les gens qui y travaillent, et également aux gens qui fréquentent le centre-ville. On remarquait la beauté du design surtout en regardant les premiers étages de ces gratte-ciels où souvent se trouvaient des restaurants huppés. J’avais aussi remarqué que les hommes étaient presque tous habillés en chemise et en cravate, malgré la température chaude et humide qu’il faisait.
On a aperçu des boutiques, des cafés, des restos, des fleuristes, de vieilles jolies bâtisses et de drôles de guichets bancaires automatiques. La rue George me faisait penser un peu aux belles sections de la rue Yonge à Toronto avec bien sûr certains cachets du Down Under. Par la beauté unique des immeubles et des gratte-ciels, je me suis rappelé que les films La Matrice étaient produits à Sydney. J’ai imaginé certaines scènes du film où les personnages sautaient d’un gratte-ciel à l’autre!
Nous sommes entrés à la Place Queen Victoria. C’est un immeuble historique, transformé en centre d’achat à magasin chics. On y a vu des boutiques de Calvin Klein, Giorgio Armani, et plusieurs autres marques de commerce populaires.
En s’approchant de l’hôtel, la rue George devenait moins bien entretenue et moins nettoyée, nous montrant qu’on s’éloignait peu à peu du cœur du centre-ville.


Le grand et large escalier de pierre qui conduisait à l’entrée principale était exactement comme je l’avais vu dans les films. Nous avons grimpé en haut et sommes allés à l’intérieur. Il y avait beaucoup de touristes autour de nous. Ils devaient être des touristes, même ceux qui étaient blancs, puisqu’ils prenaient tous des photos de famille et de groupe en face du bâtiment musical.
Durant le trajet du taxi, et même lorsqu’on était au jardin botanique, je remarquais de plus en plus à quel point la ville de Sydney était propre. C’était plus nettoyé que les autres grandes villes au monde que j’avais vues, et on ne pouvait pas facilement trouver des déchets laissés à terre. Je pense que lorsque les citoyens d’une ville s’habituent à ce que leur environnement soit propre, il est plus difficile pour eux de salir. Ils développent une certaine fierté de la beauté de leur ville et maintiennent la propreté des rues. Tout ce que j’avais à faire était alors de trouver un moyen d’introduire cette fierté aux citoyens de la ville de Montréal!
Les jardins botaniques royaux étaient magnifiquement aménagés près de la baie de Sydney et l’on pouvait voir les gratte-ciels du centre-ville en arrière-plan. Ces jardins ont été fondés il y a presque deux cents ans, en 1816. Ils constituaient une institution scientifique qui servait à l’étude des plantes locales et l’acclimatisation d’espèces venant d’autres régions du monde. Il y avait quelques personnes autour qui se promenaient, certains étaient des touristes comme nous en train de prendre des photos, d’autres faisaient leur jogging de l’après-midi. Bien qu’il n’y avait pas beaucoup de poubelles autour, le jardin était complètement propre, avec pas un seul papier ou kleenex laissés à terre.
Après notre premier petit déjeuner australien au restaurant asiatique, Marc et moi avions l’estomac bien rempli et nous étions prêts à continuer notre marche à travers les rues de Sydney. Nous étions alors près du parc Hyde. En se référant à la carte que l’hôtel nous a donnée, nous avons décidé de nous diriger vers
Quand nous y sommes approchés, la fatigue du voyage nous a soudainement frappés, et plus de caféine était nécessaire. Nous avons donc trouvé un joli salon-café dans le bâtiment d’IBM. À l’intérieur, Marc a aperçu les jolis bouquets de fleurs parfumées. Quant à moi, j’ai remarqué que des lumières ressemblant à des étoiles se trouvaient sur le plafond du bâtiment, exactement au-dessus du salon. Après le délicieux café moka, je me suis senti plus lucide et me suis promené un peu. Je suis allé dehors par la porte arrière où il y avait un beau jardin avec de belles fleurs et des plantes tropicales. Il y avait aussi quelques personnes qui prenaient des pauses cigarette, mais je me suis tenu loin d’eux.

Il était très tôt le matin, le soleil se levait lentement éclairant les rues encore semi-déserte de la ville de Sydney. Le taxi qui nous a conduit de l’aéroport s’est arrêté au 635 rue George. L’
Il était 6h30 du matin. Après 2 jours de voyage en partant de Montréal pour prendre plusieurs vols, et même en manquer un à Vancouver, le vieux Boeing 767 d’Air Canada a finalement atterri à Sydney en
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