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Archive pour mai 2008

Salade aux crevettes

Marc resto JohannesburgLa tournée de Johannesburg fut très enrichissante culturellement, et elle a été très appréciée par Marc, ses amis et moi-même aussi. Malgré la température maussade qu’il faisait, nous avions pu tous profiter de la visite puisque nous avions surtout visité des musées. Le guide nous a ramené à l’hôtel Michelangelo vers 13h30, et nous avions faims. Les amis de Marc avaient conseillé un restaurant qui servait de la pizza. Nous ne l’avions pas trouvé alors nous sommes plutôt allé dans un genre de resto-bar où je me suis pris une salade aux crevettes.

Les assiettes étaient grosses, comme à l’américaine. Il y avait une section pour les fumeurs non-loin de notre table, et malheureusement on recevait une partie de la fumée. L’Afrique du Sud n’avait pas encore adopté une loi anti-tabac dans les endroits publics, alors il fallait s’y habituer au restaurant.

Je n’avais pas particulièrement trouvé la nourriture très bonne. Marc n’avait pas commenté son plat non plus, alors j’avais deviné qu’il partageait mon opinion. Nous devions manger rapidement car Marc avait un cocktail de bienvenue avec les autres délégations de input. J’ai décidé alors de me reposer l’après-midi car le lendemain j’avais un vol pour le Zimbabwe.

Steve Biko

Steve Biko

Steve Biko

Au musée de l’apartheid, en plein coeur de la ville de Johannesburg, il y avait une exposition sur Steve Biko (Steven Bantu Biko), un activiste anti-apartheid qui a milité durant les années 1960 et 1970. Dirigeant de plusieurs mouvements africains, il avait mobilisé la population noire pour protester contre la minorité blanche. Il est mort à 30 ans sous la garde policière, restant ensuite représenté comme martyr par le mouvement anti-apartheid.

On reconnaît aussi Steve Biko par la chanson Biko du chanteur Peter Gabriel, qui par hasard jouait dans la salle de l’exposition. Cette chanson m’avait fait beaucoup d’effets la première fois que je l’avais entendue, et surtout en regardant la vidéo-clip. Je sentais beaucoup de tristesse et de désolation envers ce qui était arrivé à cet homme-là et à ceux qui l’ont suivi. J’avais ce même sentiment tout le temps que je me retrouvais à ce musée.

Il y avait plusieurs photographies cet héros de l’Afrique du Sud accompagné d’autres personnages notables de l’époque. Il y avait aussi une illustration terrifiante qui m’avait marqué, du corps sauvagement torturé et ensanglanté de Steve Biko, laissé sans vie à sa famille, le lendemain de son meurtre par les autorités.

Source de la photo : www.nelsonmandela.org.

Quatrième arrêt : musée de l’apartheid

musée de l'aparheid

Musée apartheid

L’Apartheid est un mot en langue afrikaans qui signifie être à part ou tout simplement séparation. C’est une politique qui a été utilisée en Afrique du Sud pour refuser des droits aux gens qui n’étaient pas blancs, permettant à la minorité blanche de garder les noirs hors de certaines régions. Cette politique a durée de 1948 à 1991 et a suscité beaucoup de critiques et de protestations de la part des Nations Unies et de la communauté internationale.

Le musée de l’apartheid se retrouve à Johannesburg. Il est constitué de plusieurs complexes illustrant l’histoire du 20e siècle en Afrique du Sud, surtout marquée par l’apartheid. Le musée était inauguré en 1995, composé de 22 parties séparées qui se suivent, certaines à l’intérieur et d’autres à l’extérieur, guidant les visiteurs à travers l’histoire de l’apartheid.

Ça allait être notre quatrième arrêt de cette tournée rapide de la ville de Johannesburg. Par manque de temps, nous n’avions que 45 minutes pour visiter le musée de l’apartheid. Il en aurait fallu beaucoup plus car en regardant les œuvres individuellement on apprend et comprend plus l’histoire de ce pays.

En m’y promenant, j’avais un sentiment de malaise, d’anxiété et même de compassion envers les victimes de l’apartheid. Je pensais toujours à quel point ces gens-là ont souffert de la barbarie d’autres être humains, et ce à une époque très récente.

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Troisième arrêt : ancienne maison de Nelson Mandela

Maison Tante SoniaAprès avoir quitté le premier musée, nous sommes allés à la maison où Nelson Mandela habitait. C’était maintenant devenu un musée ou un centre d’exposition. Mais c’était fermé cette journée-là. Ce qui m’a frappé, c’est l’enseigne à la porte qui interdisait le port de pistolets!

On se retrouvait dans un quartier résidentiel et j’en ai profité pour photographier les passants sur la rue. Il y avait quatre filles de race noire qui se promenaient, marchant ensemble. Elles étaient habillées avec style, mais un peu réservé. Elles avaient beaucoup d’expression sur leurs visages. J’ai pris quelques photos.

Amis de Marc au musée Hector Pieterson

Lorsque j’étais au musée Hector Pieterson, j’ai conversé un peu avec les amis de Marc. Il y avait Lauraine, Claudine, Isabelle, et quelques uns d’autres qui travaillaient soit à Radio-Canada, soit dans un autre domaine des média.

Lauraine m’a dit qu’après sa semaine à Johannesburg, elle irait rejoindre son copain au Cap pour ensuite se promener en Afrique du Sud pendant trois semaines! J’ai trouvé ça bien excitant et je lui ai raconté un peu que j’irai moi-même aussi au Cap, et aussi aux chutes Victoria.

Claudine était toujours contente et enthousiaste. Elle connaissait bien les cultures syrienne et arménienne. Elle m’a raconté que sa sœur est tombée en amour avec un homme syrien. Ils se sont connus à l’université, et se sont revus 25 ans après mais d’un ton amoureux!

Isabelle, qui était aussi souriante et enthousiaste, avait fait plusieurs voyages en Afrique, dont le Niger. Elle était d’origine française et très agréable à parler.

Les autres aussi étaient bien et j’allais avoir plus tard l’occasion de les connaître. Ce que je trouvais agréable c’est qu’ils étaient intelligents et gentils, rendant les conversations plus stimulantes.

Deuxième arrêt : musée Hector Pieterson

Hector PietersonAprès avoir rapidement visité le centre-ville, le deuxième arrêt du tour de Johannesburg a été au musée Hector Pieterson. Ce musée, du quartier Soweto, est ouvert depuis le 2 juin 2002, et a été construit pour honorer Hector Pieterson. Celui-ci a été assassiné à quelques mètres de l’emplacement du musée. L’exposition couvre les évènements précédents les émeutes de Soweto protestant contre l’enseignement de la langue afrikaans durant l’apartheid. Hector Pieterson, vu sur cette photo transporté par son ami, a été tué à l’âge de 12 ans lorsque la police a tiré sur les manifestants étudiants. Cette photographie, réalisée par Sam Nzima, a été publiée à travers le monde.

Le musée n’était pas très grand. C’était une vieille bâtisse rénovée, ayant de beaux planchers en bois franc et un vieux mur de brique. Il y avait un magasin de souvenirs à la porte où j’ai pu acheter deux cahiers de notes avec des animaux de la jungle affichés sur les couvertures.

En se promenant dans ce musée, chaque photographie démontrait une émotion ressentie en un instant, par un enfant ou un jeune protestant, que ce soit la rage, le courage, la désolation ou l’espoir. En observant attentivement, on pouvait percevoir ces émotions, et comprendre un peu plus les événements tragiques qui ont caractérisé cette époque. Les émeutes de Soweto ont eu lieu il y a près de 30 ans, et dans l’histoire c’est comme si c’était hier. Je ne pouvais qu’espérer que la société ne retourne plus à un tel état de discrimination violente.

Source de la photo: Wikipedia

Premier arrêt : centre-ville de Johannesburg

Centre-ville de Johannesburg

C’était une journée maussade au ciel gris et un peu de pluie. Pendant notre tournée de la ville de Johannesburg, on est premièrement passé par le centre-ville, sans vraiment s’arrêter. Nous étions environs 10 personnes dans la fourgonnette touristique, dont Marc et ses amis du travail, et on nous a précisément conseillé de ne pas sortir et se balader.

On était dimanche matin, et les rues du centre-ville étaient presque désertes. Il y avait à peine quelques personnes qui se promenaient rapidement sans vraiment regarder autour d’eux. J’ai remarqué que l’architecture urbaine était très nord-américaine, des années soixante-dix. J’avais entendu que plusieurs édifices étaient abandonnés par les compagnies, ou les hôtels, pour aller s’installer plutôt dans des quartiers moins violents, comme à Sandton.

Je n’ai pas vraiment senti le danger dans les rues. Je n’ai rien vu d’anormal parmi les gens qui m’aurait alarmé. J’ai remarqué qu’il y avait beaucoup de graffitis faits par des artistes. En fait certaines étaient tellement jolies qu’elles pouvaient être considérées comme des peintures.

Nous sommes brièvement passés par le Pont Mandela. C’était un pont de taille moyenne, aux poutres métalliques blanches arrangées en triangles. J’aurais aimé le photographier mais nous conduisions rapidement sur l’autoroute lorsque je l’ai aperçu. En fait, malgré le ciel gris et la pluie, il y avait de beaux édifices et de belles constructions à photographier, dont des stations de train, des usines, des gratte-ciels et quelques anciennes mines d’or. Mais on ne pouvait pas s’arrêter.

Visite guidée de Johannesburg

Johannesburg, ou Joburg pour ses habitants, est la plus grande ville en Afrique du Sud. C’est aussi la ville la plus internationale sur le continent africain, mais par contre, la ville qui est réputée pour être la plus violente au monde. Quoi qu’il en soit, et malgré ma fatigue du décalage horaire, j’étais excité de explorer cette ville. Ce serait officiellement ma première visite guidée durant ce voyage.

Il ne faisait pas beau cette journée-là à Johannesburg. J’étais bien étonné car en cette période de l’année, au printemps austral, Johannesburg est à son plus bas niveau de précipitations. Nous n’étions alors pas chanceux, et je réalisais que ce n’était pas les conditions idéales pour prendre des photographies.

Claudine avait organisé un tour guidé en fourgonnette. Nous étions une dizaine de personnes. Je les avais rencontrés rapidement ce matin-là et ils avaient l’air tous très gentils. La fourgonnette est venue nous chercher à l’hôtel Michelangelo, et nous sommes rapidement dirigés vers les rues de Johannesburg.

Réveil très tôt

À 8h30, le téléphone a sonné. Je me suis réveillé même si c’est Marc qui a répondu. Je n’étais pas certain si j’avais vraiment dormi durant la nuit car mes yeux étaient épuisés. Mais après quelques secondes je me suis rappelé que je m’étais endormi à 6h du matin. C’était le décalage horaire de ma deuxième nuit à Johannesburg.

C’était Claudine au téléphone, la responsable de la délégation canadienne à input. Elle a informé Marc qu’un tour de ville débuterait à 9h. On avait dont 30 minutes pour se préparer et prendre le petit déjeuner! Très rapidement, on s’est douché, habillé et descendu en bas au restaurant de l’hôtel Michelangelo.

J’ai cru que je n’aurai pas le temps pour manger, alors pendant que Marc cherchait ses amis, je suis allé au bar du restaurant pour commander deux cafés au lait, un pour moi et un pour Marc. J’aurais pu en boire cinq ce matin-là car j’étais encore complètement endormi.

Marc a retrouvé ses amis au restaurant. Ils étaient tous en train de manger tranquillement sans presse. Plusieurs étaient arrivés la veille, soit par un vol d’Air France ou un vol de KLM. Je les ai rencontrés rapidement, on a mangé un peu et on s’est dirigé vers la fourgonnette touristique qui allait nous faire une tournée de la ville de Johannesburg. Même si j’étais fatigué, j’avais hâte de commencer à prendre des photos de ce voyage.

Décalage horaire

Vers 23 heures, Marc a décidé d’aller au lit. Mais malheureusement je n’avais pas sommeil du tout. Alors je me suis occupé à lire, à regarder la télévision, à me promener sur l’internet et à écrire mes notes de voyage.

Il y avait une musique forte qui jouait. On était quand même samedi soir et il devait y avoir quelques fêtes qui se déroulaient autour de l’hôtel. La musique avait arrêté de jouer vers 3 heures du matin. Dans la chambre à côté de nous il y avait un homme qui fumait même s’il était dans une chambre non-fumeur. Malheureusement l’odeur dégoûtante de cigarette se faufilait à travers la porte qui connectait les notre chambre à la sienne. Après plusieurs cigarettes, j’en avais assez et j’ai contacté la réception pour me plaindre, mais ils n’ont rien fait!

Je n’ai pas pu dormir avant 6 heures du matin! Marc avait de la difficulté un peu, il s’était réveillé plusieurs fois, mais a quand même réussi à dormir plus que moi. Mais il faut dire que tout ça c’est normal car c’était notre deuxième nuit en Afrique du Sud et le décalage horaire était encore frais.