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Archive pour juillet 2008

L’Amphithéâtre romain – Amman

Amphithéâtre Romain

Avant de voyager en Jordanie, un des arrêts touristiques que je voulais faire était l’Amphithéâtre romain, qui était situé au cœur du vieux quartier d’Amman. Jack nous l’avait déconseillé la veille, disant que ce n’était pas sécuritaire pour les touristes. En fait, un touriste suédois s’est déjà fait poignardé près du site par un extrémiste. Apparemment ce touriste portait des shorts, et était perçu comme ne respectant pas les coutumes locales. L’Amphithéâtre se situe aussi dans un quartier très conservateur.

amphitheatreAmmo Nabil s’est stationné sur la rue devant l’Amphithéâtre romain. Il n’y avait pas beaucoup de visiteurs, soit parce que ce n’était pas populaire, soit parce qu’on était vendredi. Il y avait un petit parc devant où quelques hommes étaient assis, seuls ou accompagnés, en train de fumer une cigarette. Ammo Nabil nous a dit qu’il nous attendrait au parc, pour profiter d’un moment de solitude et fumer sa cigarette aussi.

Il y avait un guichet à côté de l’entrée. En y allant, on m’a informé que ça coûte 1 dinar pour les touristes et 15 cents pour les arabes. Finalement on nous a laissé entrer tous les deux pour 1 dinar, nous avons alors économisé 15 cents, youpi!

L’intérieur de l’Amphithéâtre était désert. Il n’y avait que Marc et moi, la pierre et le soleil ardent. En se tenant au milieu de la scène, on pouvait parler durant un spectacle ou une présentation théâtrale, et tous les gens qui pouvaient être assis sur les estrades auraient pu bien entendre. C’était à cause de l’écho formé par la forme de l’Amphithéâtre. Nous l’avons essayé. Je suis montré en haut complètement pendant que Marc est resté en bas. Il s’est mis au milieu de la scène et je l’ai très bien entendu me parler, même s’il y avait en plus le bruit du vent.

Canette de Sprite

canette SpriteEn chemin vers le centre-ville d’Amman, Marc m’a dit qu’il avait soif. J’ai alors demandé à Ammo Nabil si on pouvait s’arrêter dans un petit magasin. Puisque c’était vendredi, la plupart des commerces était fermée. Mais on a trouvé un petit comptoir dans un coin de rue qui vendait des boissons gazeuses et des jus dans un frigo.

On s’est chacun pris une cannette de Sprite. Ça allait nous rafraîchir puisque la température était très chaude. Ce qui nous a surpris était la forme de la canette plus mince et longue. J’ai eu l’impression qu’il y avait un peu moins de liquide dedans, mais c’était le format vendu au pays. Marc appréciait la beauté de ces canettes et disait qu’elles avaient un design ravissant.

Boire le Sprite froid nous a fait du bien parce qu’on allait visiter des monuments à l’extérieur, dont l’amphithéâtre romain et le temple d’Hercule. Le soleil était très ardent et il fallait boire du liquide. Mais lorsque Marc et moi avons terminé, on a demandé à Ammo Nabil où est-ce qu’on pouvait jeter les canettes vides. Il les a simplement prises et les a lancées dehors par la fenêtre de la voiture. J’étais sous le choc! J’ai dû faire un peu la morale, qu’il ne fallait pas faire ça, mais en même temps je comprenais que nous étions au Moyen Orient et que la mentalité était différente.

Source de la photo: globalgiants.com


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Tournée d’Amman avec Ammo Nabil

Amphithéâtre AmmanAmmo Nabil est un homme très actif et en forme. Avec son énergie et son désir de bien nous accueillir, il a décidé de faire à Marc et moi une mini-tournée de la ville d’Amman.

On a pris un café rapide avec Tante Sonia et vers midi, on a quitté en voiture. C’était une journée très chaude. Ammo Nabil a dit qu’il nous montrerait un peu le vieux centre-ville d’Amman, et aussi la colline de la citadelle où se retrouve le temple d’Hercule. Apparemment la chanteuse canadienne Diana Krall avait fait un concert à cette citadelle la nuit précédente. Ça m’a un peu impressionné parce que je me souviens de Diana Krall comme étant une chanteuse qui a milité contre la guerre en Irak. Mais c’est drôle, je ne connais aucune chanson qu’elle a fait, pas parce qu’elle n’est pas assez populaire, mais parce que ces dernières années, je regarde très peu la télévision, et j’écoute à peine la radio populaire.

Je me souvenais que Jack nous avait déconseillé d’aller à l’amphithéâtre romain, mais j’avais un sentiment que l’esprit aventurier de Ammo Nabil allait l’inciter à nous y faire une visite quand même. On devait faire tout ça très vite parce que Gina nous attendait pour dîner vers 14 heures.

Maison de Tante Sonia

Maison Tante SoniaC’était la première fois que Marc voyait la maison de Tante Sonia. Elle est située dans un immeuble d’environ 12 appartements dont les gens qui y habitent sont les propriétaires. À la porte d’entrée, en bas, il y avait un gros numéro 50 écrit sur une plaque bleue. C’était l’adresse! J’étais agréablement surpris qu’on pouvait enfin dire que ma tante habite à l’immeuble numéro 50! Elle n’habite plus à trois immeubles à côté de l’hôtel Babel!

Marc et moi sommes alors montés au deuxième étage. La maison de Tante Sonia et de Ammo Nabil était la première se retrouvant à droite des escaliers. Ils nous attendaient tous les deux à l’intérieur et se sont vite précipités pour nous accueillir. En y entrant, j’ai eu un sentiment chaleureux de familiarité et de jeunesse, un sentiment que j’éprouve à chaque fois que j’arrive en Jordanie, surtout lorsque je me fais recevoir avec tant de bisous de Tante Sonia.

La maison n’avait pas changée. Les meubles étaient les mêmes. Il y avait beaucoup de photographies des enfants et des petits-enfants accrochées au salon et un peu partout. Il y avait aussi quelques photos de ma mère Annie, de ma grand-mère Rosa, et même une de ma sœur et moi. Cette maison a du vécu même si ça ne fait qu’environ quinze ans qu’elle a été achetée. Les photos sont un symbole du passé et de ceux qui écriront l’avenir dans notre famille.

Tante Sonia a fait une visite guidée à Marc. En les accompagnant, je décrivais qui se retrouvait sur les photographies. Il y en avait une de mon cousin George, une autre de ma cousine Gina à sa graduation. Il y en avait d’autres de Khalo Tony, de Tante Irma, et de la famille de Ammo Nabil. Une photo que Marc a remarquée était celle de Tante Sonia lorsqu’elle avait environ 25 ans, posant comme une actrice et montrant sa beauté naturelle!

Durant cette visite, il était impossible de ne pas remarquer toutes les croix et les icônes religieuses qui démontraient la foi que Tante Sonia éprouve en Dieu. Sa maison ressemblait un peu à une église, avec ses gracieuses chapelles éparpillées dans les chambres, brillantes et harmonieuses, donnant presque à cette maison un titre d’attraction touristique de Amman!

Petit-déjeuner au Amman Cham Palace

no smokingLe premier matin à l’hôtel a été dur. Marc et moi nous étions levé un peu tard, vers environ 9h30, car après la rencontre familiale j’ai regardé un film à la télévision. Après être descendu au restaurant de l’hôtel, je me suis rendu compte que c’était plus achalandé qu’il y a deux ans. Il y avait quelques tables libres, et quelques personnes ne se gênaient pas du tout en fumant leurs cigarettes. Avec un peu d’espoir, j’ai demandé au serveur où se trouvait la section non-fumeur, et il m’a bêtement répondu qu’il n’y en avait pas.

J’ai rapidement mangé, en mois de cinq minutes, en essayant de retenir mon souffle. Je suis ensuite rapidement remonté à la chambre. C’était la dernière fois que j’ai mis les pieds au resto de l’hôtel, bien que Marc et moi sommes restés quatre nuits.

Je me suis rendu compte aussi que les tarifs des chambres ont augmenté. Je me souviens que c’était environ 100 dinars il y a deux ans, et que c’est devenu 165 dinars maintenant! Mais Jack allait nous faire un bon prix que j’allais plus tard découvrir, à 105 dinars la nuit.

Première soirée courte avec la famille

Tante Sonia

Tante Sonia

On a vite déposé nos bagages à l’hôtel pour ensuite aller rencontrer une partie de la famille. Je suis certain que si notre avion avait attéri plus tôt, tout le monde serait là pour nous accueillir. Même si l’hôtel n’était qu’à 5 minutes à pieds de chez eux, Ammo Nabil insistait pour nous y amener en voiture. Tante Sonia nous attendait à la maison de mon cousin Jack. Depuis qu’il s’est marié avec Lubna il y a deux ans, Jack a acheté une maison juste à côté de celle de Tante Sonia et Ammo Nabil. Jack est le dernier de quatre enfants, tous mariés, alors je crois que ça aurait été très difficile pour Tante Sonia si Jack avait décidé de vivre très loin de ses parents.

Ammo Nabil nous a amené à la terrasse se retrouvant devant la maison de Jack. Tante Sonia était la première à venir nous accueillir à bras ouvert et au gros sourire. Elle était très contente de me voir, et moi aussi. Elle était contente aussi de voir Marc car elle s’était attachée à lui les dernières fois qu’elle l’a rencontré.

J’ai ensuite embrassé Jack et Lubna et c’était bien de se revoir. Ils avaient l’air fatigué un peu. J’allais plus tard apprendre qu’ils ont eu un accident de motocyclette lorsqu’ils étaient en vacances en Chypre. Ils sont rentrés le matin de cette journée-là.

Nous nous sommes assis et nous avons conversés un peu. Jack et Lubna rencontraient Marc pour la première fois. J’ai trouvé que tout le monde faisait l’effort de parler en anglais toujours pour que Marc comprenne. Quelquefois quelqu’un glissait aussi un mot ou deux en français. C’est comme ça que Lubna nous a demandé si on voulait de la crème glacée : Do you want glace? La glace que Lubna nous a servie était délicieuse, avec le goût du « ashta », comme la crème glacée que je mangeais lorsque je vivais à Damas.

Comme nous étions tous fatigués, nous ne sommes pas restés très longtemps. On est retourné à l’hôtel, Marc et moi, et on s’est vite endormi.

Amman Cham Palace en Jordanie

Vue de Amman

Le Amman Cham Palace est un hôtel qui se retrouve dans le cartier Shmeisani à Amman. J’y étais déjà resté il y a deux ans lorsque j’étais venu en Jordanie pour assister au mariage de mon cousin Jack. Ce qui est bien de cet hôtel c’est qu’il se trouve à 3 minutes à pied de chez ma Tante Sonia.

C’est un hôtel qui pourrait être coté quatre étoiles, car c’est propre, sécuritaire et ayant des chambres confortables. Ce n’est bien sûr pas le plus bel hôtel auquel je suis resté. J’allais plus tard découvrir qu’il n’y a pas de sections non-fumeur, même pas au restaurant!

Nous sommes arrivés tard à l’hôtel. Il y avait à l’entrée un gardien de sécurité et un détecteur de métal. On retrouve ce système de sécurité dans tous les hôtels de la Jordanie depuis les attentats de 2005. Ammo Nabil s’était déjà assuré que notre chambre allait être belle. On était au troisième étage, alors il n’y avait pas la vue magnifique que j’avais du neuvième étage il y a deux ans. Mais j’arrivais tout de même à apercevoir la maison de ma tante au loin.

En rentrant dans la chambre, la première chose que j’ai faite était de chercher s’il y avait des cendriers. Il y en avait deux. Je les ai pris, j’ai déposé mes bagages, et je suis descendu en bas à la réception pour leur donner les cendriers et leur dire que j’étais non-fumeur.

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En route de l’aéroport vers Amman

Ammo Nabil nous attendait à l’extérieur. Il était très souriant et beaucoup plus en forme que la dernière fois que je l’avais vu. Il faut se rappeler que la dernière rencontre était au Canada lors d’un hiver rigoureux, un climat auquel Ammo Nabil n’est pas habitué.

Avant même d’embarquer dans la voiture de Ammo Nabil, Tante Sonia m’a appelé pour nous souhaiter la bienvenue à Marc et à moi. La pauvre avait hâte de nous voir. Mon neveu Talal voulait venir nous accueillir à l’aéroport, mais on a craint qu’il y ait de gros bagages avec nous et qu’il n’y ait pas suffisamment de place dans la voiture.

Sur le chemin vers Amman, j’ai eu une mise-à-jour des changements qui ont eu lieu à Amman. Ammo Nabil était très enthousiaste avec Marc et lui donnait des explications touristiques de la ville. Il s’efforçait de toujours parler en anglais. Il nous a montré un endroit où les familles allaient faire du barbecue les jeudi soir, et fêtaient toute la nuit, puisque vendredi c’était congé.

Durant le parcours, mes cousins Jack et George m’ont aussi appelé au téléphone pour me souhaiter la bienvenue. Jack a constaté avec moi, seulement après l’échange de quelques mots, que mon arabe était cassé. Mais nous en avons ri tous les deux.

En s’approchant d’Amman j’ai vu la construction de deux tours géantes de plusieurs étages. Ammo Nabil nous a expliqué que c’étaient des immeubles à habitation. J’allais plus tard apprendre de George que tous les appartements étaient vendus avant même que les constructions soient achevées, et que le sol en dessous n’était pas testés pour s’assurer qu’il pouvait supporter de tels immeubles gigantesques!

Atterrissage à Amman

L’avion a atterri à Amman 45 minutes de vol plus tard. Ce serait mon sixième séjour en Jordanie durant toute ma vie. À chaque visite, je constate plusieurs changements de la ville d’Amman. Celle-ci devient de plus en plus moderne avec les années, et même un peu américanisée.

Un autobus nous a amené au terminal de l’aéroport. Il y avait un vol d’Air France qui était arrivé juste avant nous, mais je ne crois pas qu’il était plein parce qu’il n’y avait pas beaucoup de gens devant nous.

Il fallait échanger de l’argent pour obtenir des dinars. Ensuite il fallait se procurer des visas de visite, pour Marc et pour moi. Le processus était très simple et ne coûtait que 10 dinars. On a été servi par un agent dans la fin vingtaine qui avait la peau foncée et paraissait bien. Même s’il ne souriait pas, il était gentil. Il s’est adressé à moi par mon prénom et m’a guidé vers le bon guichet pour l’étape suivante.

L’agent au guichet suivant a vérifié nos passeports. Il était réservé pour les voyageurs qui n’étaient pas jordaniens. On m’a demandé encore le nom de mon père, comme on le fait d’habitude lorsque j’arrive dans un pays arabe.

On a vite récupéré nos bagages qui étaient faciles à retrouver et nous avons traversé la sécurité pour retrouver Ammo Nabil qui devait nous attendre l’autre côté.

Vol Le Caire – Amman

C’est toujours plaisant d’être assis en classe affaires sur un avion, même pour un vol court de 45 minutes. C’est environ la durée du parcours entre Le Caire et Amman en avion. C’est bien sûr plus que plaisant, voire même soulageant, lorsqu’il s’agit d’un vol beaucoup plus long, comme celui de douze heures que j’allais faire une semaine plus tard pour me rendre à Montréal.

Marc et moi sommes entrés dans l’avion avec les autres passagers. L’hôtesse de l’air qui nous a accueillis parlait anglais et arabe. Elle était habillée en joli costume traditionnel jordanien, qui était une longue robe foncée avec des motifs colorés autour du coup et le long du tissu jusqu’à ses pieds. Elle nous a offert plusieurs choix de breuvages, dont des jus de fruits et de l’alcool. Je me suis pris un jus de mangues.

L’Embraer sur lequel on s’est retrouvé semblait être un vieil avion. J’étais étonné de voir qu’il n’y avait pas de signalisation non-fumeur au dessus des sièges, juste à côté du signe d’attacher sa ceinture de sécurité. Il y avait plutôt un signal de ne pas utiliser d’appareils électroniques. Alors même si j’avais l’impression que l’avion était vieux, il a dû être construit récemment pour ne pas avoir le signe de ne pas fumer.

Durant le vol on a mangé une petite collation et j’ai lu ma revue The Economist que je commençais à bien aimer.